Owen Morvan

Un blog à la mémoire de notre fils, Owen, victime innocente d'un tragique accident de la route à l'âge de 14 ans.

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jeudi, juillet 2 2015

On ne t'oublie pas, Owen ...

Ces mots écrits par tes amies sur les rochers à la pointe où ont été versés tes cendres, ta pointe, nous font chaud au cœur.

La chanson de cette vidéo, "Codex" de Radiohead, à la musique apaisante, parle d'eau claire et innocente, dans laquelle il faut sauter, ce que toi Owen tu n'as jamais hésité à faire, quelle que soit la température de l'eau. Tu as toujours été comme attiré par l'eau, tu y puisais aussi surement ton énergie bouillonnante.

Maintenant la mer semble vide sans toi ...

dimanche, juin 28 2015

3 ans sans toi ...

« Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient,

mais ils sont partout où nous sommes. »

Alexandre Dumas

jeudi, mai 28 2015

Bon anniversaire Owen, anniversaire baigné de larmes ...

Encore une fois, c'est dans le vide que nous t'adressons un bon anniversaire, pour les 17 ans que tu n'auras jamais.

Les années passent, bientôt trois ans, mais la douleur demeure, cet étau sur le cœur qui à jamais l'enserre, le broie ...

Je pleure, Owen, je te pleure, ta vie, ton sourire, ta fantaisie, ton énergie débordante, ton impétuosité, tout ce qui faisait de toi ce garçon merveilleux, si rayonnant, expansif, un garçon solaire !

Tes sourires sur les photos ensoleillent la maison mais nos cœurs saignent et te pleurent ...

A la douleur de t'avoir perdu s'ajoute la souffrance de constater que ta mort si injuste indiffère les personnes qui ont le pouvoir de justice entre leurs mains. Peu leur importe que pour nous tous qui t'aimons il nous est crucial que soit reconnue la gravité de l'acte de mort, que les responsabilité soient établies, que la responsable de ta mort ait à répondre de ses actes, de ses paroles.

Ce silence de la justice, ce sentiment d'abandon est pour nous de la douleur ajoutée à la douleur.

Ce sentiment d'impuissance face à un système judiciaire qui met la vie d'un enfant au dernier plan, qui méprise sa famille par son silence et son immobilisme va finir par nous laminer totalement.

Owen, tu es né un jeudi, et tu es mort un jeudi, dans le même hôpital, au même endroit, à quelques étages près. Quelques étages qui séparent un lieu d'immense bonheur, quand doucement tu a poussé ton premier cri avec tes petits poings serrés sur ta poitrine, et ce lieu de malheur où ta vie a quitté ton corps meurtri qui ne pouvait plus te porter, sans un bruit. Dans ces deux moments forts tu me semblais si fragile que je voulais te protéger, t'envelopper de tout mon amour, mais l'amour n'a pas suffit ...

Je suis depuis condamnée à ressentir autant de bonheur que de tristesse lorsque je pense à toi.

La peine à perpétuité ...

dimanche, mai 10 2015

Tu nous manques tant, et le silence de la justice nous broie chaque jour un peu plus ...

"Une justice tardive est un déni de justice"

samedi, février 28 2015

32 mois

32 mois que tu nous manques, Owen.

"La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tout sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : assourdissant."

Christian Bobin

mercredi, février 25 2015

L'espérance

Je crois que l’espérance commence

quand il n’y a plus d’espoir.

L’espoir, c’est nos désirs, nos calculs, nos projections.

C’est tout ce que nous cherchons à obtenir.

L’espérance apparaît lorsque nos béquilles,

nos points de repère ne peuvent

plus être utiles et que nous découvrons en nous,

je dirais, une autre force, une autre dimension,

qui nous fait aller plus loin.

Ainsi, l’espérance pour moi émerge de la métamorphose,

plus que d’une continuité.

La chenille est sans espoir,

le papillon est son espérance.

Jean-Yves Leloup, extrait de l'inexploré

samedi, décembre 27 2014

Deux ans et demi ...

Depuis ce 28 juin 2012, où ton cœur a cessé de battre et où le notre s'est brisé à tout jamais, deux ans et demi se sont écoulés ...

Depuis, je ne cesse de penser à cet accident, si brutal, si stupide, si injuste, tous les soirs, quand je ferme les yeux, je suis hantée par cette image violente de ton corps balancé sur le pare-brise de cette voiture traitresse ... Je ne cesse de me poser la même question : POURQUOI ? 

J'attends la réponse, je n'ai pas trouvé moi-même de réponse, et que personne ne me dise que c'était ton destin, que tu étais "au mauvais endroit au mauvais moment", ou que c'est un "banal accident" et "qu'on n'y peut rien", je ne m'en laisserai jamais convaincre.

Parfois je rêve de toi, mais c'est à chaque fois le même scénario: il se passe une catastrophe et je suis incapable de te sauver; un bateau qui échoue et je te vois couler sous mes yeux, j'ai beau nager et tendre les bras je n'arrive pas à t'atteindre et tu t'éloignes de moi dans les profondeurs de l'océan, une bombe qui explose et je te cherche parmi la foule en panique, je crie ton nom mais je ne te retrouve pas ... Au réveil, c'est toujours cette même réalité qui me rattrape: un jour de plus sans toi, le cauchemar.

Chacun fait face du mieux qu'il peut, mais c'est très dur sans toi, Owen ! Tu nous manques tellement ! Cette souffrance que je ressens, la souffrance du manque, ne sera jamais apaisée, je le sais. Les larmes peinent à sortir, mes yeux sont devenus arides d'avoir tant pleuré. Ce manque je le ressens physiquement, il est toujours en moi, me serre le cœur et le corps, alourdit et ralentit tous mes gestes, me noue la gorge parfois quand un sanglot monte d'un coup, sans que je l'aie senti venir ...

Oui Owen, tu nous manques, et tu nous manqueras toujours, comment réparer un vase brisé quand il en manque un morceau ? Un morceau irremplaçable ? Notre famille est à l'image de ce vase, brisé, rafistolé, mais à jamais ébréché ...

Comme je t'ai porté neuf mois dans mon ventre, je te porte pour toujours dans mon cœur, Owen, mon fils, mon amour.

Mais ce n'est pas pareil évidemment, car maintenant, chaque fois que je pense à toi, je suis envahie de tristesse et de désespoir, alors que quand tu grandissais dans mon ventre, c'est avec tendresse et amour que je t'imaginais, que je t'attendais ...

Maintenant je sais que tu n'ouvriras plus la porte de ta chambre, je ne tends plus l'oreille, je sais que tu n'iras jamais au lycée, je ne te guette plus à l'arrêt de car, je sais que tu ne pratiqueras plus ton sport préféré, je ne te cherche plus sur les stades, je sais que tu ne surferas plus, tes cendres reposent au fond de l'océan ...

samedi, novembre 15 2014

Dimanche 16 novembre 2014: journée mondiale du souvenir des victimes de la route

dimanche, octobre 26 2014

"Une bonne raison de rester vivant"

Pour "changer les comportements sur les routes" la Prévention Routière lance cette nouvelle campagne :

"On a tous une bonne raison de rester vivants"

Encore un crève-cœur, pour nous, familles de victimes innocentes de la délinquance routière, après le court-métrage de Guillaume Canet en décembre 2013, "Ivresse", dont le message est "amuse-toi mais reste en vie".

Owen, lui, avait bien l'intention de rester en vie, il n'en avait pas une mais dix mille bonnes raisons de "rester vivant"...

Quand cesseront-ils d'édulcorer la réalité ? La réalité est que le comportement irresponsable de certains mène à l'hôpital, à la mort parfois, des personnes qui n'y sont pour rien, qui ne demandaient qu'à vivre pleinement leur vie.

Ce clip est bien plus fort et réaliste, et résume 20 ans de campagne contre la violence routière en Australie, qui a abouti à une diminution de moitié du nombre de morts sur les routes. Le message donné est le suivant: quand on prend le volant alors qu'on a ses capacités altérées, ce choix n'affecte pas que vous mais aussi vos passagers et les autres usagers de la route, ainsi que les victimes par ricochet, les familles détruites que l'on ose montrer dans ce clip, qui pour une fois ne sont pas ignorées.

mercredi, octobre 15 2014

Plus de 27 mois qu'on t'a tué Owen, aucune réponse pénale à ce jour ...

vendredi, juillet 25 2014

Owen, tu nous manques ...

samedi, juin 28 2014

Jour de tristesse, plus intense que les autres.

Ce 28 juin 2014, que tous aient une pensée pour toi, Owen, dont le sourire n'éclaire plus nos jours depuis ce jour tragique.

Je poste une photo de toi, où tu ne souris pas, elle était destinée à ta nouvelle carte d'identité pour les dix ans à venir. Tu ne pouvais pas imaginer qu'il ne te restait que trois mois à vivre, nous non plus.

Personne n'a envie de sourire aujourd'hui, Owen, et c'est le cœur serré que je partage cette photo, avec néanmoins l'espoir que ceux qui t'ont connu et aimé ne t'aient pas oublié.

Nous pensons à toi Owen, toujours, ta mort est révoltante et inadmissible.

Tu nous manques Owen, nous sommes si tristes sans toi.

Nous attendons que justice se fasse Owen, mais la justice semble considérer que cela peut attendre, qu'il y a d'autres priorités.

Inlassablement nous attendons que cesse le déni de la gravité de cet acte de mort,

mais la justice semble sourde et muette ...

vendredi, juin 27 2014

Deux ans que tu es parti ...

Rappelle-toi Owen, il faisait beau ce jour-là

un des seuls beaux jours du mois de juin, maudit soleil,

Tu es parti, heureux, des idées plein la tête

des projets pour l'été qui s'annonçait.

Je te tournais le dos, le nez penché sur ma grille de mots croisés.

Nos regards ne se sont pas croisés une dernière fois

quand tu m'as dit "bon j'y vais" et que je t'ai répondu "OK, à tout à l'heure"

et que j'ai ajouté "sois prudent" et que tu m'as lancé "t'inquiète" en partant.

Puis je me suis levée,

je me suis précipitée dans le garage, avec un prétexte quelconque pour te voir,

mais tu étais déjà parti, Owen, mon étoile, tu avais déjà filé ...

Oh Owen, aujourd'hui il fait encore beau, comme il faisait beau avant,

mais maintenant tout est terne et sans éclat sans toi;

et les rayons du soleil jamais ne réchaufferont nos cœurs,

meurtris, broyés, brisés, poignardés par cette lame de fond.

Condamnés, à perpétuité, à la peine à vie,

pas de recours en grâce pour nous, tes parents, frère, sœur, proches et amis,

Condamné à mort, à la merci de cette maudite voiture,

pour toi la sentence était sans appel,

et ton cœur à toi ne bat plus et ne battra jamais plus.


mercredi, mai 28 2014

Bon anniversaire, OWEN !

Tu aurais dû souffler tes seize bougies aujourd'hui, l'âge qu'avait ton frère quand tu nous as été si brutalement arraché. Cela fera bientôt deux ans que ta vie t'a été volée, le deuxième anniversaire sans toi, une "fête des mères" sans tes bisous...

Il nous semble que nous avons traversé ces moments l'an dernier comme dans un épais brouillard, et que cette année la dure réalité est encore plus forte, plus frappante, plus cruelle.

Je ne peux plus rien t'offrir, mon fiston, si ce n'est tout l'amour que je te porte, mais je te dédie cette vidéo, qui reprend les dernières images, si précieuses, de toi parmi nous, sur une musique de Coldplay "We never change", qui commence par :


I wanna live life, never be cruel
I wanna live life, be good to you
and I wanna fly, never come down
and live my life, and have friends around


  Je veux vivre la vie, ne jamais être cruel, Je veux vivre la vie, être bon avec toi
  Je veux voler, ne jamais redescendre, Et vivre ma vie, Et avoir des amis

Oui, Owen, tu voulais simplement vivre ta vie ...

http://www.dailymotion.com/video/x1x4hgr_bon-anniversaire-owen_people

lundi, mai 5 2014

Mes deux visages

"Mes deux visages

Est-ce que tu vas bien ?
me demande-t-on
en passant.
Oui, bien, dis-je,
et montre
le visage qui va avec :
Mon "ça va bien" visage.

Mon autre visage,
je le cache avec amour
sous mes habits.
A la maison
je me déshabille.
Alors il a le droit
de porter le deuil."

Renate Salzbrenner

samedi, mai 3 2014

"Un beau combat"

Nous avons assisté le lundi 14/04/2014 à une conférence « Les Lundis de la santé » sur le thème du médicament. Était présent en particulier le Professeur Christian Riché, directeur du centre de pharmacologie du CHU de Brest, président du groupe « Médicaments et sécurité routière ». Ludivine Orriols, auteure de la thèse « santé et insécurité routière » le cite comme rapporteur. Christian Riché se définit lui-même comme « le père du triangle » (les pictogrammes d’alerte que l’on retrouve sur certaines boites de médicaments). A l’issue de la conférence, il nous a longuement écoutés, et a affirmé vouloir nous aider à mener ce « beau combat », selon ses termes. Il a à plusieurs reprises insisté sur le fait que "les mentalités changent lentement", et que notre association va y contribuer.


Cette conférence est en ligne ici et notre question est abordée à 54’30. 

Que notre combat soit reconnu et soutenu par un spécialiste de la question nous a conforté dans notre engagement et encouragé à continuer malgré les difficultés que nous rencontrons parfois et l'incompréhension ou l'indifférence de certains.

Oui, les mentalités doivent changer, et si maintenant chacun s'indigne d'entendre que dans les années 50 la conduite sous l'empire de l'alcool était considérée comme une circonstance atténuante, de nos jours il faut convaincre les conducteurs de respecter les pictogrammes d'alerte pour ne pas se mettre et mettre les autres en danger, et aucune loi ne condamne encore les automobilistes roulant sous l'emprise de médicaments altérant leurs capacités. Espérons que ce changement ne soit pas aussi long que pour l'alcool au volant, pour que d'autres familles n'aient pas à vivre le séisme qui nous a frappés, pour qu'Owen soit une des dernières victimes de l’inconscience d'un automobiliste.

Notre combat passe aussi par cette pétition en ligne, soutenez-nous en la signant, et en la diffusant largement (ne pas oublier de valider sa signature en cliquant sur le lien reçu par mail)

Mêmes effets, mêmes mesures : les médicaments psychotropes au volant pénalisés comme l’alcool et les stupéfiants !

jeudi, mars 27 2014

21 mois d'absence, 21 mois d'attente, 21 mois d'incompréhension ...

Mon cher fils, mon cher Owen,

cela fait maintenant 21 mois que cette conductrice t'a percuté, t'a détruit, t'a écrasé comme un vulgaire animal, t'a volé ta précieuse vie ...

21 mois que nous sommes anéantis, que nous tentons de faire face, pour ton frère, ta sœur, pour tous ceux qui nous aiment et nous soutiennent,

21 mois que nous apprenons à vivre avec une blessure béante en nous, qui ne se refermera jamais, qui nous ronge de l'intérieur,

21 mois que nous attendons que cette femme ait à répondre de ses actes, de ses paroles indignes, et qu'il nous semble que la justice t'a oublié, nous a tous oubliés: cette instruction qui dure depuis déjà un an et demi et qui n'avance pas, la juge d'instruction qui semble t'ignorer, nous ignorer, qui ne répond pas à nos courriers, qui nous donne l'impression de te mépriser, de nous mépriser par son silence ...

Les victimes, directes ou indirectes, sont totalement ignorées, pire, nous nous sentons insultés, outragés même, lorsque la France s'émeut pour un "lancer de chat", et que l'auteur passe devant la justice dans la semaine suivant les faits, en comparution immédiate et écope d'un an de prison ferme, pour une patte cassée ...

Ta vie aurait-elle moins de valeur que la patte d'un chat de gouttière ? C'est le message que nous donne aujourd'hui la justice de notre pays ...

Oui, Owen, je suis en colère, nous le sommes tous, nous ne pouvons pas rester neutre, garder notre calme, dormir sur nos deux oreilles, quand on constate tous les jours, à la lecture des journaux, que les biens matériels, les animaux, l'argent surtout, ont plus de considération aux yeux des juges que la vie humaine au regard des peines prononcées. 

Oui, Owen, je suis indignée de l'indifférence dans laquelle on laisse encore au volant de leur voiture des conducteurs qui n'ont plus leurs facultés, qui roulent alors qu'ils n'ont pas leur pleine conscience, que ce soit sous l'empire de l'alcool, de stupéfiants ou de médicaments qui provoquent les mêmes effets, qui pourtant font l'objet d'une mise en garde sur la boite.

Oui, Owen, je suis désabusée quand j'entends qu'aujourd'hui, lorsque ta petite sœur demande à un gendarme venu sensibiliser sa classe à la sécurité routière s'il contrôle les conducteurs sous l'emprise de médicaments, ce dernier lui répond tout simplement "non", sans chercher à comprendre la raison de cette question, sans la moindre interrogation de sa part, je me dis que le chemin est encore bien long.

Oui, mon fils, je suis effondrée à l'idée que d'autres victimes innocentes comme toi périront encore sur les routes de France cette année, et les années à venir si la loi ne change pas, si la clémence dont bénéficient les meurtriers de la route ne cesse pas.

Tu nous manques, Owen,

Tu nous manques terriblement, continuellement, viscéralement ...

jeudi, mars 13 2014

"Des amis en béton"

http://www.ouest-france.fr/solidarite-plouvorn-elisabeth-engrange-les-kilometres-pour-owen-1997857

Je ne suis pas du tout fan de Florent Pagny, mais cette chanson, entendue à plusieurs reprises à la radio m'avait interpellée par ses paroles, je vous les livre ici, elles ont aujourd'hui une résonance particulière suite à la parution d'un article dans le Ouest France (lien en cliquant sur la photo). Merci à Zabeth et Daniel, nos "murs porteurs", à tous ceux qui de près ou de loin nous soutiennent encore. 20 mois ont passé depuis ce jour horrible où Owen nous a été cruellement arraché, mais le temps n'apaise pas tout, cette douloureuse absence, nous le savons, nous l'éprouverons jusqu'à la fin de nos jours. La solidarité autour du défi sportif "Pour Owen", ces kilomètres qui s'accumulent en sa mémoire, le soutien à notre association "la route en toute conscience", toutes les attentions, la présence et la disponibilité, l'écoute ... sont autant de gestes qui nous touchent et nous aident à relever la tête, à avancer, pour Owen.

"Passée la folie des grandeurs
L'envie de jouer les grands seigneur
Passée l'ivresse, passée l'ardeur
Dont les fruits n'ont plus de saveur

Revenu de sept ans de malheur
D'un accouchement dans la douleur
Lassé de mentir, de faire l'acteur
Quand on n'est plus à la hauteur

Restent les murs porteurs
Des amis en béton
Un frère, une petite sœur
Pour voir à l'horizon


Restent les murs porteurs
Pour tenir la maison
Pour surmonter ses peurs
Ou vaincre ses démons


Des promesses la main sur le cœur
Plus fort que d'être le meilleur
Perdu dans le collimateur
Qu'on soit soldat ou déserteur

Des candy gravés dans le cœur
Des milliers d'heures de vol au compteur
Des beaux discours, des beaux parleurs
Qu'on soit dans le flou ou dans l'erreur

Restent les murs porteurs
Des amis en béton
Un frère, ou une grande sœur
Pour voir à l'horizon

Restent les murs porteurs
Pour tenir la maison
Pour surmonter ses peurs
Ou vaincre ses démons


De jouer les durs, les cascadeurs
Des souvenirs hauts en couleur
De l'utopie d'un monde meilleur
De tout ce qu'on a appris par cœur

Restent les murs porteurs
Pour se couper du vent
Pour tenir la longueur
Faire face aux tremblements

Restent les murs porteurs
Pour s'abriter du froid
Pour conjurer le malheur
Et retrouver sa voie"


mardi, février 11 2014

Foulées de Saint Divy le dimanche 2 février 2014

C'est là que l’aventure a commencé l'an dernier.

Le Challenge Pour Owen a depuis pris de l'ampleur, amenant le compteur du tour du monde à plus de 24 000 kilomètres.

Pour la bonne cause, pour rappeler à tous qu'il faut être prudent sur la route, qu'on ne prend pas le volant quand on n'a pas toutes ses capacités de conduite.

Pour éveiller les consciences, car un tel drame n'arrive pas qu'aux autres, les conséquences en sont malheureusement irréversibles.

Pour Owen, pour signifier à tous que personne ne l'oublie, pour se sentir plus près de lui en courant, en faisant ce qu'il aimait par dessus tout, en encourageant les coureurs.

Dimanche à Saint-Divy, nous étions une cinquantaine de coureurs, portant le maillot ou le dossard "Pour Owen" sous les encouragements de la famille et des amis d'Owen.

Eliott, le cousin d'Owen, et son copain Maxime ont remporté le podium de la course benjamin, comme l'avait fait Owen pour sa dernière course à Saint-Divy en 2011.

Solange est venue courir à Saint-Divy, car elle s'est souvenu que "c'est là qu'habitent les grands-parents d'Owen", elle leur offre en prime une victoire sur le 15 km.

Plusieurs coureurs de la BLAT sont venus courir alors qu'ils organisaient la veille au soir un Noz Trail à Brest.

Alors nous nous disons que la belle aventure continue, que nos fidèles coureurs répondent présent, portent volontiers le dossard, que d'autres vont peut être s'y associer.

Le flambeau de la solidarité n'est pas près de s'éteindre.

lundi, décembre 23 2013

Une photo de ton dernier Noël

Bientôt Noël, cette fête qui rappelle à tous le bonheur d'être entouré de sa famille et de ses proches est pour nous une torture supplémentaire, ajoutée  à celle que nous vivons chaque jour.

Bientôt un an et demi que tu nous as été brutalement et injustement arraché.

Ton dernier Noël parmi nous, il y a deux ans.

En ces moments de festivités, où tout le monde semble heureux, je m'interroge sur la femme qui t'a tué, Owen. Est-elle heureuse ?

Je me demande si elle aussi pense à toi tout le temps, et au mal qu'elle t'a fait, au mal qu'elle nous a tous fait ?

Je me demande si elle regrette son comportement et les propos qu'elle a tenus alors que toi tu gisais à ses pieds, dans le fossé, parmi les ronces.

Je me demande si, étant mère elle-même, elle mesure la douleur suffocante que nous ressentons de t'avoir perdu, les questions qui nous hantent face à l'absurdité de cet accident, et l'angoisse qui nous tenaille dans l'attente interminable d'un procès que nous espérons juste et impartial.

Je me demande si elle te parle, comme je le fais chaque jour, si elle te demande pardon tous les jours en se réveillant, comme chaque matin je te répète que je t'aime et que tu me manques.

Je me demande si chaque soir en se couchant elle repense à cet accident stupide qu'elle aurait pu éviter, comme, chaque soir, quand je tente de m'endormir, me reviennent sans cesse ces images choquantes de ton corps balancé tel un pantin sur sa voiture traîtresse.

Je me demande si comme ton Papa, rongé par le désespoir, des insomnies la maintiennent en éveil au milieu de la nuit, en proie à toutes sortes d'interrogations.

Je me demande si elle a saisi la portée de son geste sur ton frère et ta sœur, dont l'avenir est désormais déterminé par cette blessure vive, si elle peut imaginer l'ampleur de la cicatrice qu'ils porteront à jamais en eux, si elle mesure la défiance qu'ils ressentent face à l'avenir, aux adultes, à notre volonté de leur inculquer une ligne de conduite, quand ils constatent par eux-mêmes que leur vie, si précieuse soit-elle, peut être anéantie en une fraction de seconde par un adulte irrespectueux du code de la route, et ce, malgré toutes les précautions prises.

Je me demande si elle imagine tes grands-parents, à peine plus âgés qu'elle, devant faire face non seulement à la souffrance d'une perte contre nature, celle de leur petit-enfant, mais aussi, impuissants, à la douleur de voir leurs propres enfants ainsi dévastés.

Je me demande si elle a conscience des dégâts humains qu'elle a causés, irréparables, définitifs.

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