Owen Morvan

Un blog à la mémoire de notre fils, Owen, victime innocente d'un tragique accident de la route à l'âge de 14 ans.

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mardi, juin 27 2017

27 juin 2017


Cela fait cinq ans aujourd'hui que tu as quitté la maison pour ne plus y revenir.

Ce mercredi matin du 27 juin 2012 était un matin comme un autre, nous sommes allés au collège chacun de notre côté et nous nous sommes retrouvés vers 12h30. Nous avons fait la route ensemble vers la maison, tu m'avais parlé de tes projets de vacances, car tu étais enfin en vacances. Ce midi-là nous avons mangé ensemble tous les cinq, rapidement, tu étais pressé de rejoindre Jean-Guillaume pour aller au stade pour le dernier entrainement de la saison, à vélo.

Avant de partir je t'ai dit "à tout à l'heure, sois prudent !" et tu m'as répondu "ouais t'inquiète, à taleur".

Ce sont les dernières paroles que j'aie entendues de toi ...

Elles résonnent encore en moi aujourd'hui ...

Owen, tu me disais souvent lorsque je refusais que tu partes à vélo "Tu n'as pas confiance en moi ?" et je te répondais à chaque fois "Bien sur que j'ai confiance en toi, c'est en les autres que je n'ai pas confiance"

J'avais si terriblement raison. Cruelle réalité.

Depuis on continue à vivre avec cette réalité, qu'on peut être à la merci des autres, sur la route entre autres. J'y pense constamment.

Si d'autres ont décidé de conduire malgré leur incapacité évidente, par stupidité, par égoïsme, ou par inconscience, alors on aura beau se mettre en sécurité de son côté en respectant les règles, le pire peut arriver.

Le pire est arrivé à Owen,

il est mort

après avoir subi un choc d'une extrême violence,

après avoir probablement entendu les propos indignes de celle qui l'a percuté alors qu'il gisait à ses pieds,

après avoir traversé 24h de coma et lutté de toutes ses forces,

après avoir certainement entendu nos supplications "Owen, reste, on t'aime, on a besoin de toi, bats-toi encore, ne lâche pas, tiens bon ... "

après avoir sans doute compris que son corps meurtri ne le porterait plus, ses organes cédant les uns après les autres ...

dimanche, mai 28 2017

Tu aurais eu 19 ans aujourd'hui ...

Après avoir confié notre souffrance sur ce blog,

crié notre révolte,

pleuré le manque de toi,

remercié les personnes qui nous ont soutenu, les coureurs pour Owen,

tenté de trouver de l'apaisement dans des mots, des belles phrases,

que reste-t-il à dire ?

RIEN

Quand il n'y a plus de mot il ne reste que le silence ... et les larmes.

Bon anniversaire Owen

Mauvaise fête Maman

lundi, juin 27 2016

Quatre ans ...

Quatre ans d'absence ...

Quatre ans de souffrance ...

Quatre ans d'incompréhension ...

Quatre ans de colère ...

Quatre ans d'attente d'une réponse pénale ...

Quatre ans sans tes rires, Owen ...

Quatre ans sans toi ...

samedi, mai 28 2016

18 ans

Owen aurait dû fêter ses 18 ans aujourd'hui, entourés de ses potes, et aussi de sa famille, son parrain et sa marraine ... mais cela fait presque quatre ans qu'il nous manque terriblement ...
Pour signifier cette souffrance, aggravée par une justice qui reste muette face à notre attente légitime de réponse pénale, Marie, la maman d'Owen a décidé de couper ses cheveux, dont la longueur reflète le délai intolérable qu'on nous inflige.
Cette semaine, à Brest, un homicide involontaire a été jugé (8 mois de prison avec sursis, 6 mois de suspension de permis et 150€ d’amende pour avoir renversé et tué une jeune fille traversant sur un passage piéton) pour des faits remontant à septembre 2013 (moins de 3 ans). C'est aussi à Brest que devrait être jugée la responsable de la mort d'Owen, mais quand ? Cette attente nous donne l'amère impression qu'on piétine notre enfant, qu'on n'accorde pas l'importance qui se doit à cet acte d'une extrême gravité.
Ces cheveux coupés, c'est un acte de désespoir ... qui nous entendra enfin ? (vidéo explicative en cliquant sur la photo)


A la lecture des comptes-rendus de justice nous ne sommes guère sereins. Deux mois ferme pour avoir volé un kilo de riz et de pâtes à un jeune de 18 ans sans le sou et qui ne cherche qu'à se nourrir, du sursis pour des faits nettement plus graves, comme celui de voler la vie de quelqu'un, où est la justice ?

Mercredi 1er juin, nous nous rendrons pour la 4ème année au rassemblement national des victimes de l'insécurité routière, départ de la Place Vendôme (Ministère de la Justice) le cortège marchera "pour une autre justice" jusqu'à l'Assemblée Nationale où nous espérons que les parlementaires présents auront la politesse de nous écouter.

mardi, novembre 3 2015

"Justice delayed is justice denied"

Presque 3 ans et demi et la femme qui a volé ta vie n'est toujours pas passée à la barre pour répondre de ses actes et de ses paroles, pour que son entière responsabilité lui soit enfin déclarée.

Pendant ce temps, la colère, le sentiment d'injustice nous rongent, nous taraudent chaque jour davantage. Jusqu'où ?

A quand la vérité enfin dévoilée ? Nous sommes encore et toujours tenus au secret de l'instruction. Nous ne voyons toujours rien venir.

Pouvons-nous encore espérer un soupçon de justice ?

La question se pose sérieusement.

"Justice différée est justice refusée"

William Gladstone, Premier Ministre Britannique au XIXème siècle.

Pour toi, Owen, qui ne supportait pas l'injustice, sous quelque forme que ce soit, nous devons rassembler le peu de force qu'il nous reste pour nous battre encore et encore ... inlassablement ... Par amour, nous te le devons.

jeudi, juillet 2 2015

On ne t'oublie pas, Owen ...

Ces mots écrits par tes amies sur les rochers à la pointe où ont été versés tes cendres, ta pointe, nous font chaud au cœur.

La chanson de cette vidéo, "Codex" de Radiohead, à la musique apaisante, parle d'eau claire et innocente, dans laquelle il faut sauter, ce que toi Owen tu n'as jamais hésité à faire, quelle que soit la température de l'eau. Tu as toujours été comme attiré par l'eau, tu y puisais aussi surement ton énergie bouillonnante.

Maintenant la mer semble vide sans toi ...

dimanche, juin 28 2015

3 ans sans toi ...

« Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient,

mais ils sont partout où nous sommes. »

Alexandre Dumas

jeudi, mai 28 2015

Bon anniversaire Owen, anniversaire baigné de larmes ...

Encore une fois, c'est dans le vide que nous t'adressons un bon anniversaire, pour les 17 ans que tu n'auras jamais.

Les années passent, bientôt trois ans, mais la douleur demeure, cet étau sur le cœur qui à jamais l'enserre, le broie ...

Je pleure, Owen, je te pleure, ta vie, ton sourire, ta fantaisie, ton énergie débordante, ton impétuosité, tout ce qui faisait de toi ce garçon merveilleux, si rayonnant, expansif, un garçon solaire !

Tes sourires sur les photos ensoleillent la maison mais nos cœurs saignent et te pleurent ...

A la douleur de t'avoir perdu s'ajoute la souffrance de constater que ta mort si injuste indiffère les personnes qui ont le pouvoir de justice entre leurs mains. Peu leur importe que pour nous tous qui t'aimons il nous est crucial que soit reconnue la gravité de l'acte de mort, que les responsabilité soient établies, que la responsable de ta mort ait à répondre de ses actes, de ses paroles.

Ce silence de la justice, ce sentiment d'abandon est pour nous de la douleur ajoutée à la douleur.

Ce sentiment d'impuissance face à un système judiciaire qui met la vie d'un enfant au dernier plan, qui méprise sa famille par son silence et son immobilisme va finir par nous laminer totalement.

Owen, tu es né un jeudi, et tu es mort un jeudi, dans le même hôpital, au même endroit, à quelques étages près. Quelques étages qui séparent un lieu d'immense bonheur, quand doucement tu a poussé ton premier cri avec tes petits poings serrés sur ta poitrine, et ce lieu de malheur où ta vie a quitté ton corps meurtri qui ne pouvait plus te porter, sans un bruit. Dans ces deux moments forts tu me semblais si fragile que je voulais te protéger, t'envelopper de tout mon amour, mais l'amour n'a pas suffit ...

Je suis depuis condamnée à ressentir autant de bonheur que de tristesse lorsque je pense à toi.

La peine à perpétuité ...

dimanche, mai 10 2015

Tu nous manques tant, et le silence de la justice nous broie chaque jour un peu plus ...

"Une justice tardive est un déni de justice"

samedi, février 28 2015

32 mois

32 mois que tu nous manques, Owen.

"La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tout sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire : assourdissant."

Christian Bobin

mercredi, février 25 2015

L'espérance

Je crois que l’espérance commence

quand il n’y a plus d’espoir.

L’espoir, c’est nos désirs, nos calculs, nos projections.

C’est tout ce que nous cherchons à obtenir.

L’espérance apparaît lorsque nos béquilles,

nos points de repère ne peuvent

plus être utiles et que nous découvrons en nous,

je dirais, une autre force, une autre dimension,

qui nous fait aller plus loin.

Ainsi, l’espérance pour moi émerge de la métamorphose,

plus que d’une continuité.

La chenille est sans espoir,

le papillon est son espérance.

Jean-Yves Leloup, extrait de l'inexploré

samedi, décembre 27 2014

Deux ans et demi ...

Depuis ce 28 juin 2012, où ton cœur a cessé de battre et où le notre s'est brisé à tout jamais, deux ans et demi se sont écoulés ...

Depuis, je ne cesse de penser à cet accident, si brutal, si stupide, si injuste, tous les soirs, quand je ferme les yeux, je suis hantée par cette image violente de ton corps balancé sur le pare-brise de cette voiture traitresse ... Je ne cesse de me poser la même question : POURQUOI ? 

J'attends la réponse, je n'ai pas trouvé moi-même de réponse, et que personne ne me dise que c'était ton destin, que tu étais "au mauvais endroit au mauvais moment", ou que c'est un "banal accident" et "qu'on n'y peut rien", je ne m'en laisserai jamais convaincre.

Parfois je rêve de toi, mais c'est à chaque fois le même scénario: il se passe une catastrophe et je suis incapable de te sauver; un bateau qui échoue et je te vois couler sous mes yeux, j'ai beau nager et tendre les bras je n'arrive pas à t'atteindre et tu t'éloignes de moi dans les profondeurs de l'océan, une bombe qui explose et je te cherche parmi la foule en panique, je crie ton nom mais je ne te retrouve pas ... Au réveil, c'est toujours cette même réalité qui me rattrape: un jour de plus sans toi, le cauchemar.

Chacun fait face du mieux qu'il peut, mais c'est très dur sans toi, Owen ! Tu nous manques tellement ! Cette souffrance que je ressens, la souffrance du manque, ne sera jamais apaisée, je le sais. Les larmes peinent à sortir, mes yeux sont devenus arides d'avoir tant pleuré. Ce manque je le ressens physiquement, il est toujours en moi, me serre le cœur et le corps, alourdit et ralentit tous mes gestes, me noue la gorge parfois quand un sanglot monte d'un coup, sans que je l'aie senti venir ...

Oui Owen, tu nous manques, et tu nous manqueras toujours, comment réparer un vase brisé quand il en manque un morceau ? Un morceau irremplaçable ? Notre famille est à l'image de ce vase, brisé, rafistolé, mais à jamais ébréché ...

Comme je t'ai porté neuf mois dans mon ventre, je te porte pour toujours dans mon cœur, Owen, mon fils, mon amour.

Mais ce n'est pas pareil évidemment, car maintenant, chaque fois que je pense à toi, je suis envahie de tristesse et de désespoir, alors que quand tu grandissais dans mon ventre, c'est avec tendresse et amour que je t'imaginais, que je t'attendais ...

Maintenant je sais que tu n'ouvriras plus la porte de ta chambre, je ne tends plus l'oreille, je sais que tu n'iras jamais au lycée, je ne te guette plus à l'arrêt de car, je sais que tu ne pratiqueras plus ton sport préféré, je ne te cherche plus sur les stades, je sais que tu ne surferas plus, tes cendres reposent au fond de l'océan ...

samedi, novembre 15 2014

Dimanche 16 novembre 2014: journée mondiale du souvenir des victimes de la route

dimanche, octobre 26 2014

"Une bonne raison de rester vivant"

Pour "changer les comportements sur les routes" la Prévention Routière lance cette nouvelle campagne :

"On a tous une bonne raison de rester vivants"

Encore un crève-cœur, pour nous, familles de victimes innocentes de la délinquance routière, après le court-métrage de Guillaume Canet en décembre 2013, "Ivresse", dont le message est "amuse-toi mais reste en vie".

Owen, lui, avait bien l'intention de rester en vie, il n'en avait pas une mais dix mille bonnes raisons de "rester vivant"...

Quand cesseront-ils d'édulcorer la réalité ? La réalité est que le comportement irresponsable de certains mène à l'hôpital, à la mort parfois, des personnes qui n'y sont pour rien, qui ne demandaient qu'à vivre pleinement leur vie.

Ce clip est bien plus fort et réaliste, et résume 20 ans de campagne contre la violence routière en Australie, qui a abouti à une diminution de moitié du nombre de morts sur les routes. Le message donné est le suivant: quand on prend le volant alors qu'on a ses capacités altérées, ce choix n'affecte pas que vous mais aussi vos passagers et les autres usagers de la route, ainsi que les victimes par ricochet, les familles détruites que l'on ose montrer dans ce clip, qui pour une fois ne sont pas ignorées.

mercredi, octobre 15 2014

Plus de 27 mois qu'on t'a tué Owen, aucune réponse pénale à ce jour ...

vendredi, juillet 25 2014

Owen, tu nous manques ...

samedi, juin 28 2014

Jour de tristesse, plus intense que les autres.

Ce 28 juin 2014, que tous aient une pensée pour toi, Owen, dont le sourire n'éclaire plus nos jours depuis ce jour tragique.

Je poste une photo de toi, où tu ne souris pas, elle était destinée à ta nouvelle carte d'identité pour les dix ans à venir. Tu ne pouvais pas imaginer qu'il ne te restait que trois mois à vivre, nous non plus.

Personne n'a envie de sourire aujourd'hui, Owen, et c'est le cœur serré que je partage cette photo, avec néanmoins l'espoir que ceux qui t'ont connu et aimé ne t'aient pas oublié.

Nous pensons à toi Owen, toujours, ta mort est révoltante et inadmissible.

Tu nous manques Owen, nous sommes si tristes sans toi.

Nous attendons que justice se fasse Owen, mais la justice semble considérer que cela peut attendre, qu'il y a d'autres priorités.

Inlassablement nous attendons que cesse le déni de la gravité de cet acte de mort,

mais la justice semble sourde et muette ...

vendredi, juin 27 2014

Deux ans que tu es parti ...

Rappelle-toi Owen, il faisait beau ce jour-là

un des seuls beaux jours du mois de juin, maudit soleil,

Tu es parti, heureux, des idées plein la tête

des projets pour l'été qui s'annonçait.

Je te tournais le dos, le nez penché sur ma grille de mots croisés.

Nos regards ne se sont pas croisés une dernière fois

quand tu m'as dit "bon j'y vais" et que je t'ai répondu "OK, à tout à l'heure"

et que j'ai ajouté "sois prudent" et que tu m'as lancé "t'inquiète" en partant.

Puis je me suis levée,

je me suis précipitée dans le garage, avec un prétexte quelconque pour te voir,

mais tu étais déjà parti, Owen, mon étoile, tu avais déjà filé ...

Oh Owen, aujourd'hui il fait encore beau, comme il faisait beau avant,

mais maintenant tout est terne et sans éclat sans toi;

et les rayons du soleil jamais ne réchaufferont nos cœurs,

meurtris, broyés, brisés, poignardés par cette lame de fond.

Condamnés, à perpétuité, à la peine à vie,

pas de recours en grâce pour nous, tes parents, frère, sœur, proches et amis,

Condamné à mort, à la merci de cette maudite voiture,

pour toi la sentence était sans appel,

et ton cœur à toi ne bat plus et ne battra jamais plus.


mercredi, mai 28 2014

Bon anniversaire, OWEN !

Tu aurais dû souffler tes seize bougies aujourd'hui, l'âge qu'avait ton frère quand tu nous as été si brutalement arraché. Cela fera bientôt deux ans que ta vie t'a été volée, le deuxième anniversaire sans toi, une "fête des mères" sans tes bisous...

Il nous semble que nous avons traversé ces moments l'an dernier comme dans un épais brouillard, et que cette année la dure réalité est encore plus forte, plus frappante, plus cruelle.

Je ne peux plus rien t'offrir, mon fiston, si ce n'est tout l'amour que je te porte, mais je te dédie cette vidéo, qui reprend les dernières images, si précieuses, de toi parmi nous, sur une musique de Coldplay "We never change", qui commence par :


I wanna live life, never be cruel
I wanna live life, be good to you
and I wanna fly, never come down
and live my life, and have friends around


  Je veux vivre la vie, ne jamais être cruel, Je veux vivre la vie, être bon avec toi
  Je veux voler, ne jamais redescendre, Et vivre ma vie, Et avoir des amis

Oui, Owen, tu voulais simplement vivre ta vie ...

http://www.dailymotion.com/video/x1x4hgr_bon-anniversaire-owen_people

lundi, mai 5 2014

Mes deux visages

"Mes deux visages

Est-ce que tu vas bien ?
me demande-t-on
en passant.
Oui, bien, dis-je,
et montre
le visage qui va avec :
Mon "ça va bien" visage.

Mon autre visage,
je le cache avec amour
sous mes habits.
A la maison
je me déshabille.
Alors il a le droit
de porter le deuil."

Renate Salzbrenner

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